• Chapitre 4: Adieu solitude et mélancolie

    - Intrigue de début d'épisode -

    Dorémi: "Aujourd'hui c'est décidé! Je ne serais plus la petite fille la plus malheureuse du monde!"

    - Générique -

     La cloche sonne la fin des cours pour le collège de Misora. Dorémi et Sophie s'empressent de sortir de l'établissement et courent jusqu'à la maison de Dorémi.

    Dorémi: "Papa, Maman! Je suis rentrée! Tu viens Sophie?"

    Sophie: "J'arrive Dorémi! Bonjour Monsieur Harukaze! Bonjour Madame Harukaze!" dit-elle en s'empressant dans les escaliers pour rejoindre Dorémi dans sa chambre.

    Les parents de Dorémi sourirent en voyant ce visage familier mais aussi en voyant celui de leur fille qui paraissait si heureux.

    Dorémi: "Salut Bibi!"

    Bibi fut surprise de voir le grand sourire qui rayonnait sur le visage de sa grande sœur.

    Bibi: "Mais enfin, qu'est-ce qu'il t'arrive Doré..."

    Elle s'interrompit en voyant Sophie arriver derrière.

    Dorémi: "Sophie s'installe pour la deuxième fois à Misora. Et devines quoi. Elle est dans le même collège et dans la même classe que moi."

    Bibi: "C'est vrai? Ça veut dire qu'on te verra beaucoup plus souvent alors?" dit-elle en souriant.

    Sophie: "C'est exact."

    Bibi: "Alors tant mieux car vois-tu, ma sœur commençait à devenir légèrement folle sans ses amies. N'est-ce pas Dorémi?"

    Dorémi: "Dis-donc toi, tu n'as pas perdu ton sarcasme habituel." dit-elle légèrement agacée. "Mais au fond, c'est vrai que tu n'as pas tout à fait tord."

    Bibi: "Comme toujours Dorémi."

    Elle s'en alla dans sa chambre.

    Dorémi: "Non mais tu l'entends celle-là? Quelle prétentieuse!"

    Sophie: "Oh arrête de râler Dorémi. Et puis tu devrais avoir l'habitude non? Et si on allait travailler maintenant? Je veux bien faire mes devoirs chez toi mais je n'aimerais pas rentrer non plus trop tard."

    Dorémi: "Tu as raison Sophie."

    Elles entrèrent mais en refermant la porte, quelque chose tomba du bureau de Dorémi. Elle le ramassa.

    Sophie: "Qu'est-ce que c'est Dorémi?"

    Dorémi: "C'est une lettre de Mindy."

    Sophie: "Vraiment? Ça m'étonne de toi que tu ne l'as toujours pas lu."

    Dorémi: "C'est que... Je n'avais pas la force de l'ouvrir quand je l'ai reçue. Mais maintenant je me sens prête."

    Elle l'ouvrit délicatement en prenant soin de ne rien déchirer.

    Chère Dorémi,

    J'espère que tu vas bien à Misora. Je te dis ça, mais au fond, je sais très bien que ça ne doit pas aller fort pour toi. Mais je sais aussi que tu es une fille forte Dorémi, la plus forte que je connaisse, et même si ça prendra du temps, je suis persuadée que tu retrouveras ton naturel heureux. Je t'en pris, ne fais pas la même erreur que moi quand je suis arrivée à Misora. J'étais triste et je sais que je pouvais paraître quelques fois assez froide. Mais j'ai vite compris que rester dans cet état d'esprit parce que j'étais loin de mes amies ne m'aiderait pas à aller mieux. J'ai vite compris, grâce à toi Dorémi. Sans toi, je n'aurais jamais pu aller de l'avant. Donc je t'en pris, ne fais pas la même erreur que moi, fais mieux. Sinon, de mon côté, saches que j'ai retrouvé Beth, mon amie, et notre maison, de quand on habitait en Amérique. En fait, j'ai l'impression que rien n'a changé depuis que je suis partie. Enfin si, une chose: moi. J'ai changé depuis mon départ d'Amérique. Car quand je suis partie, je pensais que c'était la pire chose qui puisse jamais arriver. J'avais toute ma vie là-bas. Et que rien ne pouvait être plus parfait que cette vie-là. Mais en revenant, je me suis rendue compte que je me sens beaucoup plus grandie que quand je suis partie. Car j'ai redécouvert un pays merveilleux, mon pays d'enfance, une langue et un patrimoine exceptionnels. Mais surtout, j'ai encore plus compris le sens de l'amitié grâce à toi et à tous les nombreux amis que je me suis faite à Misora. Je te mentirais si je te disais que je me sens aussi heureuse que quand je vivais en Amérique, car autrefois rien ne me retenait à Misora alors que maintenant il y a des tas de souvenirs. Quitter l'Amérique fut une déchirure pour moi mais quitter Misora en fut une autre. Dans tous les cas, j'aimerais que tu saches que rien ne pourra briser notre amitié, pas même la distance qui nous sépare. Je te souhaite beaucoup de bonheur car tu es une fille extraordinaire Dorémi.

    A très vite,

    Mindy

     Dorémi: "Je suis contente qu'elle ait retrouvé tous ses amis."

    Sophie: "Oui moi aussi."

    Voyant que le sourire de Dorémi s'effaçait petit à petit de son visage, Sophie voulut changer de sujet.

    Sophie (en pensée): "Qu'est-ce que je pourrais lui dire pour qu'elle pense à autre chose? Voyons, qu'est-ce que Dorémi aime le plus au monde? Une minute, mais ça sent le..."

    Dorémi: "Steak! Maman m'a fait du steak! Un bon gros steak juteux!"

    Dorémi se jeta hors de sa chaise, descendit les escaliers et alla jusqu'à la salle à manger où sa mère était en train de mettre la table.

    Dorémi: "Maman, dis-moi, tu as fait du steak?"

    Maman de Dorémi: "Oui, du bon steak que j'ai acheté ce matin-même."

    Dorémi: "Maman, dis-moi, est-ce que je pourrais y goûter s'il te plaît? Rien qu'une bouchée."

    Maman de Dorémi: "Non Dorémi. Tu pourras le manger seulement à l'heure du dîner et quand tu auras fini tes devoirs."

    Dorémi: "Oh alors ça, c'est vraiment trop injuste."

    Sophie: "Dorémi, mais enfin, nous n'avons même pas commencer nos devoirs. Tu ferais vraiment n'importe quoi pour du steak."

    Dorémi (d'un air embêté): "Ah oui c'est vrai. Excuse-moi Sophie."

    Sophie: "Ne t'excuse pas. Chacun a son péché mignon."

    [...]

    Dorémi soupire.

    Dorémi: "J'ai enfin terminé tous mes devoirs. Et toi Sophie?"

    Sophie: "J'écris mon dernier mot... C'est bon. J'ai fini aussi. Mais quelle corvée!"

    Dorémi: "Je ne pensais pas que le temps passé à faire nos devoirs à l'école primaire et au collège était si différent. Avant, quand je rentrais, j'avais le temps de regarder la télé et de faire mes devoirs."

    Sophie: "Quand tu les faisais." dit-elle en souriant.

    Dorémi: "Oui mais c'est que... Mademoiselle Kiki nous dictait les devoirs trop vite et tu me connais, je n'avais pas le temps de les noter et donc après j'oubliais de demander à quelqu'un de me passer son agenda pour que je puisse recopier."

    Sophie: "Tu n'es vraiment qu'une tête de linotte Dorémi."

    Dorémi: "Je sais, je sais." dit-elle en soupirant. "Une seconde, mais il est 19 heures! Ça veut dire que je vais pouvoir manger mon steak!"

    Elle se dépêcha de descendre les escaliers et de prendre place à table. Sophie la suivait de très près.

    Sophie: "Dorémi, tu pourrais me prévenir quand tu comptes dévaler les escaliers comme tu viens de le faire."

    Dorémi: "Je suis vraiment désolée Sophie mais quand il s'agit de steak, je ne peux pas résister, c'est plus fort que moi."

    Maman de Dorémi: "Vu le temps que vous avez passé à faire vos devoirs, tu mérites le plus gros morceau Dorémi."

    Dorémi: "Le plus gros morceau! Oh merci maman, tu ne sais pas à quel point tu me combles de bonheur."

    Elle s'empressa de manger le premier bout.

    Maman de Dorémi: "Et toi Sophie, ça te dirait de rester pour le dîner?"

    Sophie: "Oh c'est vraiment très gentil à vous Madame Harukaze mais mon père est venu exprès me chercher en taxi. Et puis je ne voudrais pas vous déranger."

    Maman de Dorémi: "Mais tu ne nous dérangerait pas petite Sophie. Peut-être une autre fois alors."

    Sophie: "C'est entendu. Oh, j'ai entendu une voiture s'arrêter, je pense que c'est mon père. Au revoir Madame Harukaze. A demain Dorémi."

    Dorémi: "A demain Sophie!"


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